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Des sélections à Gogo


De gauche à droite, Raphaël, Mattieu et Virgile en partance pour le stage territorial
De gauche à droite, Raphaël, Mattieu et Virgile en partance pour le stage territorial

La qualité de la formation agenaise.

 

Pendant les vacances de février alors que certains profitaient de leurs quinze jours de repos bien mérités, Virgile Filippi, Raphaël Delande-Tissot et Mattieu Grava sont partis en stage territorial. Après un superbe parcours avec la sélection du Lot-et-Garonne, ils ont été détectés par Mr Passemard, Conseiller Technique Régional. Virgile lui, s’est retrouvé avec la sélection de la Ligue Nouvelle Aquitaine génération 2004/2005. Ce sont seulement les 18 meilleurs joueurs régionaux de cette génération qui étaient regroupés. Quant à Raphaël et Mattieu, eux, ils étaient en stage avec la génération 2006. Sur l’ensemble de la région Nouvelle Aquitaine et ses 12 départements, seulement 36 joueurs étaient retenus. Et c’est dans ces 36 joueurs que certains recevront au mois de mai, une convocation pour une journée de détection pour accéder au Pôle Espoir Masculin de la Nouvelle Aquitaine (anciennement Sport Étude). Virgile pourra peut-être recevoir aussi cette convocation. Et seulement une douzaine recevra le précieux sésame. Les présidents Laurent Debourges et Thierry Bourgeolet sont d’ailleurs très fiers de leurs joueurs et de leur encadrement. En plus des trois Agenais, trois autres joueurs représentaient le Lot-et-Garonne lors du stage 2006. Mathieu Monso et Yan Pouches du club de Brax et Tom Saint Hilaire du club de Cancon. On a beau être dans un « petit » département de handball il n’en demeure pas moins que la formation du jeune joueur est prise très au sérieux par l’ensemble des clubs.

 

Alors les garçons, quel a été votre sentiment à la réception de cette convocation au stage régional ?

VF : Content, heureux d’y participer et d’y revenir, car j’avais l’an passé participé à ce stage avec ma génération.

 

RD-T : J’ai été étonné, je ne m’attendais pas à être retenu.

 

MG : Très content, je ne m’y attendais pas forcément, mais dans ma tête j’avais un petit espoir d’être appelé.

 

Comment vous êtes-vous retrouvés là :

VF : Grâce à nos performances en sélection départementale.

 

RD-T : Lors des inter-comités j’ai dû taper dans l’œil des sélectionneurs.

 

MG : Grâce aux inter-comités et notamment celui de Billères où notre équipe a terminé première. Les matchs que l’on fait en club participent aussi à notre détection.

 

A quel poste jouez-vous en club et lors du stage ?

VF : En club je joue pivot et au stage ailier et un peu pivot.

 

RD-T : En club arrière gauche et au stage sur la base arrière. On m’a même essayé à l’aile.

 

MG : En club je joue arrière gauche et au stage demi centre.

 

Cela n’est pas trop compliqué d’évoluer à des postes différents ?

VF : Non, j’ai déjà travaillé au poste d’ailier en club même si je joue essentiellement en pivot. Et puis le fait de regarder les matchs à la télé m’aide à appréhender ce poste.

 

RD-T : Sur la base arrière ça s’est bien passé mais à l’aile c’était un peu plus compliqué. Je n’ai pas beaucoup de repère.

 

MG : Non, car c’est toujours sur la base arrière. En sélection je joue essentiellement au poste de demi-centre. J’ai en charge d’organiser le jeu avec mon coéquipier Mathieu Monso qui était aussi au stage.

 

Ce n’était pas trop dur d’être en stage alors que d’autres se reposaient ? (Même si, participant à la section sportive du collège Ducos du Hauron, vous vous entrainez déjà 4 fois par semaine).

VF : Non, parce que c’est ma passion, et faire du hand en plus c’est trop bon.

 

RD-T : Comme c’étaient les premiers jours j’avais encore le rythme de l’école.

 

MG : Ben, non, pas du tout. Entre les entrainements club et ceux de la section sportive, on est habitué à un rythme soutenu.

 

Quels ont été vos sensations pendant le stage ?

VF : L’ambiance était très bonne, le contenu était dur physiquement. Et puis le soir on était trois dans la chambre, ça nous permettait d’échanger.  Un soir on est allé voir les 2006 pour leurs matchs d’entrainements.

 

RD-T : Au niveau des entrainements c’était dur physiquement. La journée se terminait à 22h, coucher 23h00, réveil 7h00. Dans le groupe c’était assez sympa.

 

MG : Physiquement ça allait au début, mais le dernier jour c’était un peu plus compliqué car en plus des entraînements de la journée, il y avait des matchs le soir tard. La relation entre les joueurs était facilitée par notre passion du handball et le fait d’avoir le même âge.

 

Comment avez-vous récupéré après ces 3 jours ?

VF : Dormir, dormir, et dormir. Puis après deux jours, je suis reparti courir pour garder le rythme et parce que j’aime ça.

 

RD-T : Sieste, et je suis resté tranquille à la maison.

 

MG : Jacuzzi et vacances en famille. Plus étirements et repos.

 

Au mois de mai, se déroulera une journée de détection pour le Pôle, voyez-vous votre avenir dans le handball, si non quel est votre projet professionnel ?

VF : J’aimerais être retenu sur le pôle de Bordeaux mais sinon avec mon ami Pierre, on va tenter d’autres pôles, Toulouse, Nantes et Cesson. Plus tard, je me vois bien comme Kiné dans le sport.

 

RD-T : Pas forcément dans le hand, parce que je préfère me concentrer sur mes études. Je pense que mener les deux de front peut être très compliqué. J’aimerai faire mes études comme ingénieur aéronautique ou automobile.

 

MG : Si l’occasion se présente, je ne dirais pas non. J’aviserai le moment venu. Je vois mon avenir professionnel en tant qu’expert-comptable.

 

Quand et où avez-vous commencés le handball ?

VF : J’ai commencé à Agen à l’âge de 8 ans.

 

RD-T : 10 ans au club de Foulayronnes et de son président Christophe Gauthier.

 

MG : A l’âge de 5 ans au club d’Agen. Mon père était déjà mon entraineur.

 

Le handball rythme votre quotidien, mais à part ça quels sont vos autres centres d’intérêts ?

VF : Etre avec mes amis, profiter de la vie.

 

RD-T : Jouer au jeu vidéo, lire des Mangas.

 

MG : Dormir (rire), les amis, le collège où j’apprécie de retrouver mes camarades. Les moments passés en famille sont aussi importants.

 

Un dernier mot ?

VF : J’espère qu’avec la sélection du 47, on participera aux finales du championnat de France à Orléans, mais avec le virus, ça risque d’être difficile.

 

RD-T : dommage que le premier tour national inter comité soit annulé à cause du Coronavirus, même si cela me paraît normal.

 

MG : Venez jouer au handball, on est plusieurs fois champions du monde (6 fois !!!).

Fred Grava


Lili Rose, une gardienne de but à fort potentiel !!
Lili Rose, une gardienne de but à fort potentiel !!

 La formation agenaise se conjugue aussi au féminin.

 

Lili-Rose Durand a participé du 3 mars au 5 mars à un stage d’évaluation « potentiels » accession au Pôle Espoir Nouvelle Aquitaine. Évoluant au sein des moins de 15 ans filles du club de handball d’Agen, elle est partie seule à Bordeaux. L’objectif était d’évaluer et faire progresser chaque joueuse et de présenter les étapes déterminantes qui permettent l’accès au pôle espoir, composé de deux sites, Oloron (64) et Angoulême (16) et d’un site d’excellence au CREPS de Bordeaux. Lili-Rose s’est retrouvée avec une quarantaine de joueuses de la génération 2006. En raison de la situation sanitaire française, j’ai échangé avec elle par téléphone.

 

Bonjour Lili Rose. Avant d’aborder ton stage au CREPS, et face au confinement, comment une sportive comme toi fais pour garder le rythme ?

L R : À la maison, je réalise des exercices que j’ai reçus du collège que je complète avec de la corde à sauter et du gainage.

 

  Tu ne peux pas courir à l’extérieur de ta maison ?

L R : Si car je suis à la campagne mais je respecte quand même les 1 km de rayon et maxi une heure de footing.

 

  Comment organises-tu tes journées ?

L R : Maintenant avec le confinement, je travaille au rythme de l’école, puis quand j’ai fini, je fais du sport. Ensuite je partage des moments en famille.

 

  As-tu des contacts avec tes coéquipières ou tes copines d’écoles ?

L R : Oui, pas avec toutes mais quelques-unes. Je n’ai pas forcément les numéros mais on reste en contact sur les réseaux sociaux.

 

  Revenons à l’annonce de ta convocation à ce stage. Comment l’as-tu appris ?

L R : J’ai été très surprise et contente ! Sur le coup, je ne réalisais pas trop, puis j’ai fini par comprendre. 

 

  Comment se sont passés ces trois jours de stage ?

L R : Le début a été difficile. J’ai dû changer mes habitudes de parade face au niveau des joueuses en face de moi. Ça tapait fort. Pendant le stage j’ai beaucoup appris, et j’ai trouvé que l’ambiance était sympa, même si on ne se connaissait pas.

 

  Tu joues à un poste atypique, celui de gardien de but. Comment t’es-tu retrouvée à ce poste ?

L R : Mon histoire est vraiment marrante parce que c’est un déclic. Pendant 4 ans j’ai joué arrière gauche, le terrain me plaisait à l’époque mais j’ai fini par ne plus m’y retrouver. En fin 2018 et début 2019, je me suis dit que je voulais changer de poste, j’ai longtemps réfléchi puis un jour je me suis dit pourquoi pas faire gardienne. Alors je m’y suis mise, j’ai commencé et je me suis dit que c’était peut-être mon poste finalement. Et me voilà aujourd’hui gardienne de but et je ne changerai pour rien au monde ce poste.

 

  Tu as donc enfin trouvé ton poste mais alors quelles sont les qualités pour y jouer ?

L R : Le mental et le physique. Contrairement à ce que les gens pourraient dire sur ce poste, le gardien n’est pas un poste de fainéant. Pour être gardien, il faut avoir un gros mental et un esprit d’équipe, le mental je ne l’ai pas toujours mais j’y travaille. Le physique parce qu’il faut être dynamique (ce n’est pas si simple). J’ai remarqué que l’attitude que renvoi un gardien à son équipe permet d’influencer les performances de toute l’équipe.

 

  Lors du stage, l’encadrement vous a parlé des perspectives d’avenir dans le monde du handball, comment vois-tu le tien ?

L R : Je ne sais pas exactement ce que je veux faire plus tard ni si je veux faire une carrière dans le handball.

 

  D’après mes sources, l’un de tes deux entraineurs est ton papa. Comment se passe cette relation au sein du groupe et à la maison ?

L R : Mon père ne fait pas de différence dans le groupe. Ce n’est pas parce que c’est mon père qu’il va plus me mettre en valeur et je suis tout à fait d’accord avec ça. Pendant l’entraînement je suis une joueuse comme une autre. En dehors du club c’est mon père qui me donne la force et le mental, c’est lui qui m’encourage, me donne des conseils, et m’entraîne à la maison. C’est grâce à lui que j’en suis là, alors merci énormément papa.

 

  Quel est ton meilleur souvenir d’handballeuse ?

L R : J’en ai plusieurs. Mais ils vont tous dans le même sens. C’est quand j’arrive à réaliser des parades que je ne maitrisais pas. Comme la parade pied/main, ou alors ma première sortie de cage pour intercepter un ballon. Tous ces moments techniques que je découvre et qui me font progresser mais aussi me procurent beaucoup de plaisir.

 

  Voilà notre entretien se termine, voudrais tu rajouter un mot ?

L R : Merci aux personnes qui m’ont sélectionnée et qui m’ont donnée la chance de participer à ce stage régional.

 

Fred Grava


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