En route vers le sport Étude

 

Grande première pour le handball agenais.

 

 

Par le passé, seulement 5 joueuses du club ont déjà connu un parcours en sport études. Alors qu’en garçons, un seul. Mais cette année, deux jeunes issus de la formation agenaise, intègrent le Pôle Espoir Régional. Lili Rose Durand et Mattieu Grava, vont connaître à partir du mois de septembre d’autres conditions d’entrainement. Lili Rose elle, rejoindra le Pôle d’Angoulême, pendant que Mattieu rejoindra celui de Pau. On les avait rencontrés en mars alors qu’ils avaient participé à un stage de détection régionale en vue de l’accession au Pôle. Avec les évènements sanitaires qu’a connu le pays, pas de dernières journées de détection. Uniquement un message qu’ils ont reçu de chaque responsable de Pôle pour leur annoncer la bonne nouvelle.

 

  Honneur au fille, Lili Rose, comment s’est passé ce coup de téléphone ?

J’ai d’abords reçu un mail, c’était un dimanche. Mon père m’a annoncé la joyeuse nouvelle. J’ai ensuite reçu l’appel qui était simplement incroyable.

 

  Et toi Mattieu ?

Pour ma part, je ne m’attendais pas que Mr Passemard (Conseiller Technique Régional) m’appelle en personne. Au début j’ai beaucoup stressé, de peur qu’il m’annonce une mauvaise nouvelle. Mais il m’a dit que j’étais pris j’ai sauté de joie.

  

   Avez-vous répondu rapidement, ou vous êtes-vous accordés un temps de réflexion ?

LRD : J’ai eu beaucoup de difficulté pour me décider car j’ai été partagée entre deux choses (ma famille et le hand) et j’ai dû faire un choix décisif.

MG : je connaissais déjà ma réponse mais j’ai préféré d’abord en parler avec mes parents qui eux aussi étaient favorables pour que je parte.

 

  Quel a été votre sentiment suite à cette annonce ?

LRD : J’étais stupéfaite et je n’imaginais pas encore l’importance de tout ça.

MG : j’étais surexcité et fier de moi.

 

  Rappelez-nous à quel poste vous évoluez ?

LRD : J’évolue au poste de gardien.

MG : j’évolue en tant que demi centre et arrière

 

  A partir du mois de septembre votre emploi du temps va changer. Pouvez-vous me dire à quoi cela va ressembler ?

LRD : Mon emploi du temps sera légèrement plus différent que lorsque j’étais au collège sans sport étude. J’aurai cours tous les jours et j’aurai bien évidemment toutes les matières, aucune ne sera supprimé pour le sport, sauf que chaque jour à des moments de la journée, à des heures qui sont comme des cours et bien j’aurai handball. J’aurai handball le lundi, le mardi, le mercredi et le jeudi. Le vendredi je m’entrainerai avec mon club et j’aurai un match le week-end.

MG : Et bien, de ce que je sais, ce sera un entrainement par jour et une séance de « muscu » en plus le mercredi. Pour les horaires de cours, ce n’est aucune « perm ». Mais le soir quand je rentre à l’internat après l’entraînement, c’est soutien scolaire avant et après le repas. Le vendredi après-midi mes parents viendront me chercher à Pau pour que je puisse être à l’heure à l’entrainement avec mes coéquipiers d’Agen.

 

  Si je comprends bien, vous serez encore agenais l’an prochain ? Et les années à venir ?

LRD : Bien sûre, je ne change pas de club, je jouerais toujours à Agen. Les années à venir je ne sais pas, tout dépendra de mon évolution.

MG : oui je serais effectivement au club la saison prochaine mais pour les années à venir je ne peux pas savoir. Cela dépendra de mon évolution.

  

  Comment vos parents ont-ils abordé ce changement de vie ?

LRD : Ma mère et mon père m’ont beaucoup soutenu dans mon choix et ils étaient très content pour moi. Ma mère a vécu la nouvelle très difficilement car certes, elle voulait que je prenne le bon choix mais d’un autre côté elle ne veut pas me voir partir de la maison.

MG : je pense qu’ils vont bien s’adapter, peut être ma mère avec un peu plus de difficulté vue qu’à l’annonce de ma sélection elle a pleuré.

  

  Soyons rêveur, si un grand club français ou international devait vous contacter pour embrasser une carrière professionnelle, quel serait votre club préféré ?

LRD : Mon club préféré serait Brest Bretagne Handball car c’est le club où Cléopâtre Darleux joue, la gardienne de l’équipe de France.

MG : le club de Barcelone

  

  Soyons fou, les JO 2024 en France, peut-on vous voir en équipe nationale ?

LRD : Je dirais, vu que nous sommes fous, pourquoi pas ! Depuis que j’ai commencé gardienne c’est mon rêve.

MG : comme on dit, rien n’est impossible, soyons fou, donc oui pourquoi pas

 

  Votre joueur préféré ?

LRD : Mon joueur préféré est Thierry Omeyer mais comme il est actuellement à la retraite et bien je dirais que ma joueuse préférée est Cléopâtre Darleux. Ce sont deux gardiens de but internationaux.

MG : Elohim Prandi qui joue à Nîmes

 

  Une dernière question, une de vos qualités et un de vos défauts ?

LRD : Je dirais que je suis observatrice sur les mouvements de mes adversaires lors d’un tir et mon défaut serait que je ne suis pas assez explosive sur les ballons.

MG : je ne baisse jamais les bras lors d’un match, je m’énerve très facilement contre de MAUVAIS arbitres

 

 N’oublions pas de remercier tous les entraineurs et dirigeants qui vous ont permis d’arriver à un tel niveau.

 Merci et félicitations à tous les deux. Bonne chance pour cette nouvelle aventure. Les couleurs rouges et noires de l’Amicale Laïque d’Agen Handball vont maintenant sillonner la région Nouvelle Aquitaine.

 


INFORMATION

 

Compte tenu de la suspension de toutes les compétitions (jusqu'au 5 avril) et des préconisations de nos instances eu égard à la situation sanitaire, nous  suspendons tous les entrainements au sein du club pour tous les collectifs.

Nous reviendrons vers vous en fonction de l’évolution de la situation et des préconisations qui nous seront données.

Amicalement

 

Laurent et Thierry


Un mot des présidents

 

En raison de la pandémie, le club de handball d’Agen comme tous les clubs sportifs de France, a dû mettre en sommeil son activité. L’occasion de faire un point avec Laurent Debourges et Thierry Bourgeolet qui ont pris la co-présidence du club il y a un an et demi.

 

  Tout d’abord messieurs les présidents, comment avez-vous perçu la décision de votre fédération de suspendre toutes activités jusqu’au 5 avril ?

 

LD : je m’attendais à cette décision logique que le handball comme les autres sports face une coupure. Il faut préserver la santé de chacun.

 

TB : Cette décision est logique et tout à fait compréhensible compte tenu de la situation sanitaire. La sécurité des pratiquants et bénévoles ainsi que de leurs familles est prioritaire.

 

  Vous avez un salarié dans votre structure, quelle décision avez-vous pris par rapport à son activité professionnelle ?

 

TB : La suspension de toutes les compétitions et de tous les entrainements va nous obliger, comme malheureusement cela va être le cas dans de nombreuses entreprises, à envisager des mesures compte tenu de l’absence d’activité mais en souhaitant bien sûr que cette période soit la plus courte possible.

 

  Cette situation peut-elle vous mettre en danger financièrement ?

 

TB : Non car depuis notre prise de fonction, nous avons œuvré pour que le club soit en capacité de supporter des évènements défavorables (loin de nous de penser qu’il s’agirait d’une telle crise sanitaire pour autant) en adoptant une gestion prudente de nos ressources. Outre les collectivités publiques et l’Amicale Laïque qui nous soutiennent, le développement des partenariats privés nous a permis d’avoir cette sérénité financière. Je profite d’ailleurs de la présente tribune pour leur renouveler nos remerciements car sans ces partenaires publics et privés, les associations sportives seraient en très grande difficulté compte tenu des coûts en hausse eu égard notamment à la (très) vaste région Nouvelle-Aquitaine dont nous dépendons.

 

  Côté sportif, comment gérer cette période d’inactivité ?

 

LD : nous avons demandé à chacun de continuer une activité sportive chez lui et individuellement sans savoir la date précise de la reprise.

 

  Votre équipe phare, les séniors filles, évoluent en championnat pré-national, où en sont-elles ?

 

LD : 9ème du championnat après un début de saison difficile, les filles ont su redresser la barre avec notamment de belles victoires à l’extérieur à Biarritz et à Nafarroa. Le groupe vit bien et l’arrivée d’une nouvelle joueuse, qui connait bien ce niveau de jeu, fait du bien. C’est une année de transition, notre objectif est le maintien.

 

  Cela fait quelques années que vous essayez d’accéder au championnat de National 3 avec cette équipe, qu’est ce qu’il vous manque ?

 

LD : le niveau varie d’une année à l’autre en fonction des équipes réserves des équipes nationales. Vous pouvez vous retrouver un w-e à affronter Bègles ou Lège avec deux ou trois joueuses de niveau national. Et comme ce n’est que la première qui monte cela complique la tâche. Néanmoins nous essayons de tout faire pour garder nos jeunes afin d’alimenter l’équipe première.

 

TB : Pour la montée en N3, beaucoup de facteurs entrent en ligne de compte et les techniciens seraient mieux placés que moi pour y répondre mais l’un d’entre eux tient au fait que nous éprouvons beaucoup de difficulté à conserver en séniors nos jeunes formés au club, filles et garçons d’ailleurs. Le plus souvent c’est en raison de la poursuite de leurs études sur Bordeaux ou Toulouse rendant alors difficile de continuer à s’entrainer et jouer sur Agen et de ce fait cela génère des difficultés pour les entrainements et dans la rotation pendant les matchs dans un sport où le physique est un élément essentiel.

 

  Vous ne comptez pas moins de 10 équipes de jeunes en compétition, comment se passe le quotidien de ces équipes ?

 

TB et LD : Comme nous l’avions indiqué lors de la dernière assemblée, un club vit bien par ses résultats mais aussi grâce à ses bénévoles. Nous avons la chance d’avoir au club des personnes dévouées qui arrivent à concilier leur vie familiale et professionnelle et donnent énormément de leur temps pour le club, notamment les entraineurs ce qui nous permet d’avoir des équipes représentées dans toutes les catégories jeunes, tant dans la filière féminine que masculine. Même si beaucoup de parents se sont investis cette année, et nous les en remercions, je pense que l’on n’insiste pas suffisamment sur ce qu’implique d’avoir autant de collectifs en terme de gestion et d’organisation pour le salarié, les entraineurs et bénévoles (organisation des matchs, arbitrage, organisation des déplacement, etc….) d’autant que l’indisponibilité du centre omnisport de Clouché depuis de nombreux mois nous complique la tâche notamment pour l’organisation et la programmation des entraînements.

 

  Nous avons évoqué la semaine dernière dans ces colonnes, le parcours de performance de trois de vos jeunes joueurs lors de leur stage territorial à Talence, qu’en avez-vous pensé ?

 

LD : Bien sûr, cela fait plaisir de savoir que certains de nos jeunes sont appelés en stage ligue, cela met en valeur la formation agenaise et on peut espérer attirer d’autres jeunes vers notre club.

 

TB : Pour moi c’est la récompense de leur travail et dans le sport, même amateur, le travail paye et j’en suis ravi pour Virgile, Raphaël et Mattieu et pour leurs entraineurs (passés et actuels). C’est personnellement une grande satisfaction d’autant que dans le même temps Lili-Rose Durand, gardienne des 15 filles réussissait les présélections pour le Creps et Damien Gibeaud de notre section hand fauteuil était retenu dans l’équipe élite qui va participer à un challenge européen fin juin.

 

  Pensez-vous pouvoir les garder à long terme ?

 

LD : Notre objectif est de les garder le plus longtemps possible afin de permettre, dans un premier temps à nos équipes jeunes d’évoluer au niveau le plus élevé, et par la suite alimenter notre équipe séniors.

 

TB : C’est notre souhait bien évidemment ne serait-ce que pour grandir et gravir des échelons sportifs. Nous y travaillons mais nous ne maîtrisons pas tout notamment les critères scolaires et professionnels sur lequel nous n’avons pas d’emprise directe.

 

  Après les deux tiers de la saison qui se sont écoulés, une anecdote vous vient-elle à l’esprit ?

 

LD : Lors du match Agen Mios/Biganos en championnat régional moins de 18 filles élite, nous avons eu la surprise de voir sur le banc de Mios une championne du monde de handball. En effet Myriam Korfanty ancienne internationale française était l’entraineur de l’équipe adverse.

 

  Votre club et ses 260 licenciés, vous propulse comme l’un des plus grands clubs en nombre de licenciés de l’Agglomération d’Agen. Depuis toujours vous travaillez sur la mixité homme/ femme, depuis plus de 10 ans, vous avez même travaillé sur le handicap avec votre équipe hand fauteuil, que peut on vous souhaiter de plus ?

 

LD : L’histoire du club a évolué au fil des ans dans toutes les formes de pratiques, permettant l’inclusion de toutes les personnes

 

TB : Attention, Laurent et moi ne sommes en place que depuis moins de 2 ans et ne sommes ni sur le terrain à la place des joueurs ni sur le banc à la place des entraîneurs.

 

La réussite d’avoir depuis de nombreuses années toutes les catégories d’âge représentées au club tant en championnat féminin que masculin, sans oublier la section hand-fauteuil et notre équipe loisir dont les effectifs ne cessent d’augmenter, ne nous appartient pas.

 

Nos prédécesseurs ainsi que tous les bénévoles qui œuvrent ou ont œuvré au club en sont les principaux artisans.

 

  Un dernier mot ?

 

TB et LD : Notre dernier mot ne sera pas pour le handball en particulier mais une pensée à toutes les familles, entreprises et professionnels de santé touchés par la crise actuelle.

 

Des sélections à Gogo

La qualité de la formation agenaise.

 

Pendant les vacances de février alors que certains profitaient de leurs quinze jours de repos bien mérités, Virgile Filippi, Raphaël Delande-Tissot et Mattieu Grava sont partis en stage territorial. Après un superbe parcours avec la sélection du Lot-et-Garonne, ils ont été détectés par Mr Passemard, Conseiller Technique Régional. Virgile lui, s’est retrouvé avec la sélection de la Ligue Nouvelle Aquitaine génération 2004/2005. Ce sont seulement les 18 meilleurs joueurs régionaux de cette génération qui étaient regroupés. Quant à Raphaël et Mattieu, eux, ils étaient en stage avec la génération 2006. Sur l’ensemble de la région Nouvelle Aquitaine et ses 12 départements, seulement 36 joueurs étaient retenus. Et c’est dans ces 36 joueurs que certains recevront au mois de mai, une convocation pour une journée de détection pour accéder au Pôle Espoir Masculin de la Nouvelle Aquitaine (anciennement Sport Étude). Virgile pourra peut-être recevoir aussi cette convocation. Et seulement une douzaine recevra le précieux sésame. Les présidents Laurent Debourges et Thierry Bourgeolet sont d’ailleurs très fiers de leurs joueurs et de leur encadrement. En plus des trois Agenais, trois autres joueurs représentaient le Lot-et-Garonne lors du stage 2006. Mathieu Monso et Yan Pouches du club de Brax et Tom Saint Hilaire du club de Cancon. On a beau être dans un « petit » département de handball il n’en demeure pas moins que la formation du jeune joueur est prise très au sérieux par l’ensemble des clubs.

 

Alors les garçons, quel a été votre sentiment à la réception de cette convocation au stage régional ?

VF : Content, heureux d’y participer et d’y revenir, car j’avais l’an passé participé à ce stage avec ma génération.

 

RD-T : J’ai été étonné, je ne m’attendais pas à être retenu.

 

MG : Très content, je ne m’y attendais pas forcément, mais dans ma tête j’avais un petit espoir d’être appelé.

 

Comment vous êtes-vous retrouvés là :

VF : Grâce à nos performances en sélection départementale.

 

RD-T : Lors des inter-comités j’ai dû taper dans l’œil des sélectionneurs.

 

MG : Grâce aux inter-comités et notamment celui de Billères où notre équipe a terminé première. Les matchs que l’on fait en club participent aussi à notre détection.

 

A quel poste jouez-vous en club et lors du stage ?

VF : En club je joue pivot et au stage ailier et un peu pivot.

 

RD-T : En club arrière gauche et au stage sur la base arrière. On m’a même essayé à l’aile.

 

MG : En club je joue arrière gauche et au stage demi centre.

 

Cela n’est pas trop compliqué d’évoluer à des postes différents ?

VF : Non, j’ai déjà travaillé au poste d’ailier en club même si je joue essentiellement en pivot. Et puis le fait de regarder les matchs à la télé m’aide à appréhender ce poste.

 

RD-T : Sur la base arrière ça s’est bien passé mais à l’aile c’était un peu plus compliqué. Je n’ai pas beaucoup de repère.

 

MG : Non, car c’est toujours sur la base arrière. En sélection je joue essentiellement au poste de demi-centre. J’ai en charge d’organiser le jeu avec mon coéquipier Mathieu Monso qui était aussi au stage.

 

Ce n’était pas trop dur d’être en stage alors que d’autres se reposaient ? (Même si, participant à la section sportive du collège Ducos du Hauron, vous vous entrainez déjà 4 fois par semaine).

VF : Non, parce que c’est ma passion, et faire du hand en plus c’est trop bon.

 

RD-T : Comme c’étaient les premiers jours j’avais encore le rythme de l’école.

 

MG : Ben, non, pas du tout. Entre les entrainements club et ceux de la section sportive, on est habitué à un rythme soutenu.

 

Quels ont été vos sensations pendant le stage ?

VF : L’ambiance était très bonne, le contenu était dur physiquement. Et puis le soir on était trois dans la chambre, ça nous permettait d’échanger.  Un soir on est allé voir les 2006 pour leurs matchs d’entrainements.

 

RD-T : Au niveau des entrainements c’était dur physiquement. La journée se terminait à 22h, coucher 23h00, réveil 7h00. Dans le groupe c’était assez sympa.

 

MG : Physiquement ça allait au début, mais le dernier jour c’était un peu plus compliqué car en plus des entraînements de la journée, il y avait des matchs le soir tard. La relation entre les joueurs était facilitée par notre passion du handball et le fait d’avoir le même âge.

 

Comment avez-vous récupéré après ces 3 jours ?

VF : Dormir, dormir, et dormir. Puis après deux jours, je suis reparti courir pour garder le rythme et parce que j’aime ça.

 

RD-T : Sieste, et je suis resté tranquille à la maison.

 

MG : Jacuzzi et vacances en famille. Plus étirements et repos.

 

Au mois de mai, se déroulera une journée de détection pour le Pôle, voyez-vous votre avenir dans le handball, si non quel est votre projet professionnel ?

VF : J’aimerais être retenu sur le pôle de Bordeaux mais sinon avec mon ami Pierre, on va tenter d’autres pôles, Toulouse, Nantes et Cesson. Plus tard, je me vois bien comme Kiné dans le sport.

 

RD-T : Pas forcément dans le hand, parce que je préfère me concentrer sur mes études. Je pense que mener les deux de front peut être très compliqué. J’aimerai faire mes études comme ingénieur aéronautique ou automobile.

 

MG : Si l’occasion se présente, je ne dirais pas non. J’aviserai le moment venu. Je vois mon avenir professionnel en tant qu’expert-comptable.

 

Quand et où avez-vous commencés le handball ?

VF : J’ai commencé à Agen à l’âge de 8 ans.

 

RD-T : 10 ans au club de Foulayronnes et de son président Christophe Gauthier.

 

MG : A l’âge de 5 ans au club d’Agen. Mon père était déjà mon entraineur.

 

Le handball rythme votre quotidien, mais à part ça quels sont vos autres centres d’intérêts ?

VF : Etre avec mes amis, profiter de la vie.

 

RD-T : Jouer au jeu vidéo, lire des Mangas.

 

MG : Dormir (rire), les amis, le collège où j’apprécie de retrouver mes camarades. Les moments passés en famille sont aussi importants.

 

Un dernier mot ?

VF : J’espère qu’avec la sélection du 47, on participera aux finales du championnat de France à Orléans, mais avec le virus, ça risque d’être difficile.

 

RD-T : dommage que le premier tour national inter comité soit annulé à cause du Coronavirus, même si cela me paraît normal.

 

MG : Venez jouer au handball, on est plusieurs fois champions du monde (6 fois !!!).

Fred Grava

De gauche à droite, Raphaël, Mattieu et Virgile en partance pour le stage territorial
De gauche à droite, Raphaël, Mattieu et Virgile en partance pour le stage territorial

 La formation agenaise se conjugue aussi au féminin.

 

Lili-Rose Durand a participé du 3 mars au 5 mars à un stage d’évaluation « potentiels » accession au Pôle Espoir Nouvelle Aquitaine. Évoluant au sein des moins de 15 ans filles du club de handball d’Agen, elle est partie seule à Bordeaux. L’objectif était d’évaluer et faire progresser chaque joueuse et de présenter les étapes déterminantes qui permettent l’accès au pôle espoir, composé de deux sites, Oloron (64) et Angoulême (16) et d’un site d’excellence au CREPS de Bordeaux. Lili-Rose s’est retrouvée avec une quarantaine de joueuses de la génération 2006. En raison de la situation sanitaire française, j’ai échangé avec elle par téléphone.

 

Bonjour Lili Rose. Avant d’aborder ton stage au CREPS, et face au confinement, comment une sportive comme toi fais pour garder le rythme ?

L R : À la maison, je réalise des exercices que j’ai reçus du collège que je complète avec de la corde à sauter et du gainage.

 

  Tu ne peux pas courir à l’extérieur de ta maison ?

L R : Si car je suis à la campagne mais je respecte quand même les 1 km de rayon et maxi une heure de footing.

 

  Comment organises-tu tes journées ?

L R : Maintenant avec le confinement, je travaille au rythme de l’école, puis quand j’ai fini, je fais du sport. Ensuite je partage des moments en famille.

 

  As-tu des contacts avec tes coéquipières ou tes copines d’écoles ?

L R : Oui, pas avec toutes mais quelques-unes. Je n’ai pas forcément les numéros mais on reste en contact sur les réseaux sociaux.

 

  Revenons à l’annonce de ta convocation à ce stage. Comment l’as-tu appris ?

L R : J’ai été très surprise et contente ! Sur le coup, je ne réalisais pas trop, puis j’ai fini par comprendre. 

 

  Comment se sont passés ces trois jours de stage ?

L R : Le début a été difficile. J’ai dû changer mes habitudes de parade face au niveau des joueuses en face de moi. Ça tapait fort. Pendant le stage j’ai beaucoup appris, et j’ai trouvé que l’ambiance était sympa, même si on ne se connaissait pas.

 

  Tu joues à un poste atypique, celui de gardien de but. Comment t’es-tu retrouvée à ce poste ?

L R : Mon histoire est vraiment marrante parce que c’est un déclic. Pendant 4 ans j’ai joué arrière gauche, le terrain me plaisait à l’époque mais j’ai fini par ne plus m’y retrouver. En fin 2018 et début 2019, je me suis dit que je voulais changer de poste, j’ai longtemps réfléchi puis un jour je me suis dit pourquoi pas faire gardienne. Alors je m’y suis mise, j’ai commencé et je me suis dit que c’était peut-être mon poste finalement. Et me voilà aujourd’hui gardienne de but et je ne changerai pour rien au monde ce poste.

 

  Tu as donc enfin trouvé ton poste mais alors quelles sont les qualités pour y jouer ?

L R : Le mental et le physique. Contrairement à ce que les gens pourraient dire sur ce poste, le gardien n’est pas un poste de fainéant. Pour être gardien, il faut avoir un gros mental et un esprit d’équipe, le mental je ne l’ai pas toujours mais j’y travaille. Le physique parce qu’il faut être dynamique (ce n’est pas si simple). J’ai remarqué que l’attitude que renvoi un gardien à son équipe permet d’influencer les performances de toute l’équipe.

 

  Lors du stage, l’encadrement vous a parlé des perspectives d’avenir dans le monde du handball, comment vois-tu le tien ?

L R : Je ne sais pas exactement ce que je veux faire plus tard ni si je veux faire une carrière dans le handball.

 

  D’après mes sources, l’un de tes deux entraineurs est ton papa. Comment se passe cette relation au sein du groupe et à la maison ?

L R : Mon père ne fait pas de différence dans le groupe. Ce n’est pas parce que c’est mon père qu’il va plus me mettre en valeur et je suis tout à fait d’accord avec ça. Pendant l’entraînement je suis une joueuse comme une autre. En dehors du club c’est mon père qui me donne la force et le mental, c’est lui qui m’encourage, me donne des conseils, et m’entraîne à la maison. C’est grâce à lui que j’en suis là, alors merci énormément papa.

 

  Quel est ton meilleur souvenir d’handballeuse ?

L R : J’en ai plusieurs. Mais ils vont tous dans le même sens. C’est quand j’arrive à réaliser des parades que je ne maitrisais pas. Comme la parade pied/main, ou alors ma première sortie de cage pour intercepter un ballon. Tous ces moments techniques que je découvre et qui me font progresser mais aussi me procurent beaucoup de plaisir.

 

  Voilà notre entretien se termine, voudrais tu rajouter un mot ?

L R : Merci aux personnes qui m’ont sélectionnée et qui m’ont donnée la chance de participer à ce stage régional.

 

Fred Grava

Lili Rose, une gardienne de but à fort potentiel !!
Lili Rose, une gardienne de but à fort potentiel !!