INFORMATION

 

Compte tenu de la suspension de toutes les compétitions (jusqu'au 5 avril) et des préconisations de nos instances eu égard à la situation sanitaire, nous  suspendons tous les entrainements au sein du club pour tous les collectifs.

Nous reviendrons vers vous en fonction de l’évolution de la situation et des préconisations qui nous seront données.

Amicalement

 

Laurent et Thierry


Un mot des présidents

 

En raison de la pandémie, le club de handball d’Agen comme tous les clubs sportifs de France, a dû mettre en sommeil son activité. L’occasion de faire un point avec Laurent Debourges et Thierry Bourgeolet qui ont pris la co-présidence du club il y a un an et demi.

 

  Tout d’abord messieurs les présidents, comment avez-vous perçu la décision de votre fédération de suspendre toutes activités jusqu’au 5 avril ?

 

LD : je m’attendais à cette décision logique que le handball comme les autres sports face une coupure. Il faut préserver la santé de chacun.

 

TB : Cette décision est logique et tout à fait compréhensible compte tenu de la situation sanitaire. La sécurité des pratiquants et bénévoles ainsi que de leurs familles est prioritaire.

 

  Vous avez un salarié dans votre structure, quelle décision avez-vous pris par rapport à son activité professionnelle ?

 

TB : La suspension de toutes les compétitions et de tous les entrainements va nous obliger, comme malheureusement cela va être le cas dans de nombreuses entreprises, à envisager des mesures compte tenu de l’absence d’activité mais en souhaitant bien sûr que cette période soit la plus courte possible.

 

  Cette situation peut-elle vous mettre en danger financièrement ?

 

TB : Non car depuis notre prise de fonction, nous avons œuvré pour que le club soit en capacité de supporter des évènements défavorables (loin de nous de penser qu’il s’agirait d’une telle crise sanitaire pour autant) en adoptant une gestion prudente de nos ressources. Outre les collectivités publiques et l’Amicale Laïque qui nous soutiennent, le développement des partenariats privés nous a permis d’avoir cette sérénité financière. Je profite d’ailleurs de la présente tribune pour leur renouveler nos remerciements car sans ces partenaires publics et privés, les associations sportives seraient en très grande difficulté compte tenu des coûts en hausse eu égard notamment à la (très) vaste région Nouvelle-Aquitaine dont nous dépendons.

 

  Côté sportif, comment gérer cette période d’inactivité ?

 

LD : nous avons demandé à chacun de continuer une activité sportive chez lui et individuellement sans savoir la date précise de la reprise.

 

  Votre équipe phare, les séniors filles, évoluent en championnat pré-national, où en sont-elles ?

 

LD : 9ème du championnat après un début de saison difficile, les filles ont su redresser la barre avec notamment de belles victoires à l’extérieur à Biarritz et à Nafarroa. Le groupe vit bien et l’arrivée d’une nouvelle joueuse, qui connait bien ce niveau de jeu, fait du bien. C’est une année de transition, notre objectif est le maintien.

 

  Cela fait quelques années que vous essayez d’accéder au championnat de National 3 avec cette équipe, qu’est ce qu’il vous manque ?

 

LD : le niveau varie d’une année à l’autre en fonction des équipes réserves des équipes nationales. Vous pouvez vous retrouver un w-e à affronter Bègles ou Lège avec deux ou trois joueuses de niveau national. Et comme ce n’est que la première qui monte cela complique la tâche. Néanmoins nous essayons de tout faire pour garder nos jeunes afin d’alimenter l’équipe première.

 

TB : Pour la montée en N3, beaucoup de facteurs entrent en ligne de compte et les techniciens seraient mieux placés que moi pour y répondre mais l’un d’entre eux tient au fait que nous éprouvons beaucoup de difficulté à conserver en séniors nos jeunes formés au club, filles et garçons d’ailleurs. Le plus souvent c’est en raison de la poursuite de leurs études sur Bordeaux ou Toulouse rendant alors difficile de continuer à s’entrainer et jouer sur Agen et de ce fait cela génère des difficultés pour les entrainements et dans la rotation pendant les matchs dans un sport où le physique est un élément essentiel.

 

  Vous ne comptez pas moins de 10 équipes de jeunes en compétition, comment se passe le quotidien de ces équipes ?

 

TB et LD : Comme nous l’avions indiqué lors de la dernière assemblée, un club vit bien par ses résultats mais aussi grâce à ses bénévoles. Nous avons la chance d’avoir au club des personnes dévouées qui arrivent à concilier leur vie familiale et professionnelle et donnent énormément de leur temps pour le club, notamment les entraineurs ce qui nous permet d’avoir des équipes représentées dans toutes les catégories jeunes, tant dans la filière féminine que masculine. Même si beaucoup de parents se sont investis cette année, et nous les en remercions, je pense que l’on n’insiste pas suffisamment sur ce qu’implique d’avoir autant de collectifs en terme de gestion et d’organisation pour le salarié, les entraineurs et bénévoles (organisation des matchs, arbitrage, organisation des déplacement, etc….) d’autant que l’indisponibilité du centre omnisport de Clouché depuis de nombreux mois nous complique la tâche notamment pour l’organisation et la programmation des entraînements.

 

  Nous avons évoqué la semaine dernière dans ces colonnes, le parcours de performance de trois de vos jeunes joueurs lors de leur stage territorial à Talence, qu’en avez-vous pensé ?

 

LD : Bien sûr, cela fait plaisir de savoir que certains de nos jeunes sont appelés en stage ligue, cela met en valeur la formation agenaise et on peut espérer attirer d’autres jeunes vers notre club.

 

TB : Pour moi c’est la récompense de leur travail et dans le sport, même amateur, le travail paye et j’en suis ravi pour Virgile, Raphaël et Mattieu et pour leurs entraineurs (passés et actuels). C’est personnellement une grande satisfaction d’autant que dans le même temps Lili-Rose Durand, gardienne des 15 filles réussissait les présélections pour le Creps et Damien Gibeaud de notre section hand fauteuil était retenu dans l’équipe élite qui va participer à un challenge européen fin juin.

 

  Pensez-vous pouvoir les garder à long terme ?

 

LD : Notre objectif est de les garder le plus longtemps possible afin de permettre, dans un premier temps à nos équipes jeunes d’évoluer au niveau le plus élevé, et par la suite alimenter notre équipe séniors.

 

TB : C’est notre souhait bien évidemment ne serait-ce que pour grandir et gravir des échelons sportifs. Nous y travaillons mais nous ne maîtrisons pas tout notamment les critères scolaires et professionnels sur lequel nous n’avons pas d’emprise directe.

 

  Après les deux tiers de la saison qui se sont écoulés, une anecdote vous vient-elle à l’esprit ?

 

LD : Lors du match Agen Mios/Biganos en championnat régional moins de 18 filles élite, nous avons eu la surprise de voir sur le banc de Mios une championne du monde de handball. En effet Myriam Korfanty ancienne internationale française était l’entraineur de l’équipe adverse.

 

  Votre club et ses 260 licenciés, vous propulse comme l’un des plus grands clubs en nombre de licenciés de l’Agglomération d’Agen. Depuis toujours vous travaillez sur la mixité homme/ femme, depuis plus de 10 ans, vous avez même travaillé sur le handicap avec votre équipe hand fauteuil, que peut on vous souhaiter de plus ?

 

LD : L’histoire du club a évolué au fil des ans dans toutes les formes de pratiques, permettant l’inclusion de toutes les personnes

 

TB : Attention, Laurent et moi ne sommes en place que depuis moins de 2 ans et ne sommes ni sur le terrain à la place des joueurs ni sur le banc à la place des entraîneurs.

 

La réussite d’avoir depuis de nombreuses années toutes les catégories d’âge représentées au club tant en championnat féminin que masculin, sans oublier la section hand-fauteuil et notre équipe loisir dont les effectifs ne cessent d’augmenter, ne nous appartient pas.

 

Nos prédécesseurs ainsi que tous les bénévoles qui œuvrent ou ont œuvré au club en sont les principaux artisans.

 

  Un dernier mot ?

 

TB et LD : Notre dernier mot ne sera pas pour le handball en particulier mais une pensée à toutes les familles, entreprises et professionnels de santé touchés par la crise actuelle.